Les "Royal News" ont pour objectif de vous informer des dernières actualités publiées sur les Familles Royales du Gotha. Les articles cités ici sont soit des extraits d'articles de presse, parus sur différents sites on-line, dont la source est mentionnée et que pouvez lire en intégralité en cliquant sur le lien, soit des informations fournies par les différents services de presse des Maisons Royales et que Stéphane Bern a synthétisées, traduites ou réécrites en citant ses sources.

Le roi Bhumibol Adulyadej de Thaïlande est mort à l'âge de 88 ans 13/10/2016

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Le roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, mort jeudi 13 octobre 2016, à l’âge de 88 ans, avait été couronné en 1950 sous le nom de Rama IX, dieu de la nation. Et la fin de ce règne interminable clôt un chapitre essentiel, dense et tumultueux de l’histoire de la Thaïlande. L’écrasante majorité des 67 millions d’habitants du royaume n’a jamais connu que lui, monarque à l’effigie omniprésente qui, très affaibli et malade depuis des années, était celui qui régnait depuis le plus longtemps au monde.Une période de deuil d’un an a été décrétée. Le prince héritier, Maha Vajiralongkorn, âgé de 64 ans, doit succéder à son père, mais il a demandé un délai « pour porter le deuil en même temps que le peuple de Thaïlande », a annoncé jeudi soir le chef de la junte.Même si l’on tient compte de l’histoire saccadée et chaotique d’un pays qui a connu son lot d’épisodes tragiques et de ruptures marquantes, la mort de Rama IX est sans doute l’événement le plus important pour l’ancien royaume de Siam depuis la fin de la seconde guerre mondiale.Pourtant, l’histoire de ce monarque au visage compassé, à l’expression éternellement triste, fut peut-être aussi celle de « l’homme qui ne voulait pas être roi », pour paraphraser le titre du célèbre roman de Kipling : né le 5 décembre 1927 à Cambridge, dans l’Etat du Massachusetts (Etats-Unis), parce que son père, le prince Mahidol, poursuit ses études de médecine à Harvard, il accède au trône par hasard quand il doit prendre la succession de son frère Ananda. Ce dernier vient alors d’être tué d’une balle dans la tête au palais royal de Bangkok, lors d’un « accident » resté mystérieux. D’aucuns avancent que cet épisode jamais élucidé aurait contribué à figer pour toujours le visage de ce roi très proche de son aîné en ce masque à l’expression détachée et lointaine.Auparavant, en 1933, Bhumibol avait suivi sa mère à Lausanne et fait ses études en Suisse où il se fit remarquer surtout pour ses dons de musicien et de dessinateur. Il gardera toute sa vie une passion pour le jazz, la trompette et la clarinette. Sa période suisse, où le jeune prince s’amuse et sourit encore, sera notamment marquée par un sérieux accident lors d’une virée en voiture de sport sur les bords du lac Léman : le futur roi y perdra un œil. Il restera toute sa vie un parfait francophone : il y a encore une quinzaine d’années, installé sur un fauteuil dans son palais, il regardait tous les jours TV5, ignorant les chaînes de télévision anglo-saxonnes.S’il succède officiellement à son frère dès 1946, un régent assure la continuité du pouvoir royal. Le souverain ne revient en Thaïlande qu’en 1950, date à laquelle il est couronné après avoir épousé la princesse Sirikit Kitiyakorn, rencontrée à Paris quand le père de cette dernière y était ambassadeur. Tous deux sont des descendants de Chulalongkorn, le grand roi Rama V : Bhumibol en est le petit-fils, Sirikit l’arrière petite-fille.Le roi jouissait d’une popularité et d’un respect sans pareils. Le successeur de la dynastie Chakri, fondée en 1782, allait surprendre ceux qui, après son couronnement, voyaient seulement en lui un jeune homme timide peu intéressé par le trône : au sortir de la seconde guerre mondiale et de l’occupation japonaise, le jeune roi va graduellement étendre le domaine de son influence. Quand il monte sur le trône, il n’est encore que le souverain d’une monarchie constitutionnelle qui a du mal à se relever de sa perte de pouvoir causée par le premier coup d’Etat de 1932 : l’événement avait eu pour conséquence l’abolition de la monarchie absolue.Mais le monarque va s’employer graduellement à élargir le périmètre politique normalement dévolu à un roi qui règne mais ne gouverne pas, en intervenant dans l’arène politique, de façon parfois indirecte mais souvent décisive.L’entourage royal, alors que le souverain n’est encore qu’un adolescent, s’était efforcé de « resacraliser » l’image du roi de Thaïlande : on réinvente pour lui des rituels et un langage de cour, construisant l’icône rénovée d’un « Deva-Raj » (Roi-Dieu, dans la tradition hindoue) et d’un monarque généreux régnant selon les principes de la morale bouddhiste. Modernité oblige, on ne le dépouille pas pour autant de ses allures d’homme du XXe siècle : il se promène avec un appareil photo autour du cou et souffle toujours dans sa trompette lors des soirées au palais… Il est à la fois plus divinisé que ses prédécesseurs et plus proche du peuple qu’il ne cesse de rencontrer lors de ses tournées dans le pays.Sous Bhumibol,la monarchie va regagner son lustre et sa puissance d’antan.Le roi va devenir un symbole de continuité durant les périodes troublées où se succèdent les coups d’Etat militaires ; il incarne à lui seul son pays à l’heure où se forge une alliance étroite avec le grand allié américain, sur fond de guerre du Vietnam et d’obsession anticommuniste.Au terme de plusieurs coups de force, les généraux finiront par refaire allégeance à une monarchie qu’ils avaient essayé de mettre sur la touche après le coup d’Etat de 1932. Les militaires ont compris que cette nouvelle alliance est indispensable à la survie d’un système où la « Sainte-Trinité » (palais, armée et clergé bouddhiste) forme les trois piliers d’une architecture de pouvoir de type oligarchique. Pour le qualifier, certains experts estimeront que s’est imposé en Thaïlande un « paternalisme despotique ».C’est le général Sarit Thanarat, auteur des putschs de 1957 et 1958, qui va sceller pour de bon la grande réconciliation entre le sabre et la couronne : au pouvoir jusqu’en 1963 et devenu maréchal, il estimera ainsi que, symboliquement, « le pouvoir émane du roi en descendant vers le peuple et non pas du peuple vers le roi ».Bhumibol a eu à l’égard des dictatures qui ont dirigé son pays durant des décennies un comportement ambivalent : en 1973 et 1992, il contribue sans conteste à faire chuter deux régimes militaires. Alors que des combats de rue entre armée et protestataires ensanglantent Bangkok en cette année 1992, l’image des deux protagonistes ennemis, le dictateur et le rebelle, agenouillés comme en pénitence devant le souverain qui les admoneste, restera l’un des temps forts de son règne.A d’autres moments, et lors de plusieurs autres coups d’Etat, il donnera son aval aux putschistes. Ce qui fait dire à certains historiens qu’il n’a en réalité jamais été persuadé qu’un système de type démocratique, qu’il qualifia un jour de « principe d’importation étrangère », pouvait s’appliquer à son royaume. La figure du monarque éclairé et bienveillant coexistait avec celle du souverain capable de justifier le coup d’Etat permanent comme une forme moderne du jeu politique thaïlandais.Le journaliste Paul Handley, dans son ouvrage – interdit en Thaïlande – Le Roi qui ne sourit jamais, met ainsi en lumière les liens étroits entre le palais et l’armée, expliquant notamment que Bhumibol avait laissé se constituer des milices d’extrême droite qui ont réprimé dans le sang, avec l’aide des militaires, les manifestations étudiantes en 1973 et 1976.Réputé pour être profondément attaché au bien-être de son peuple, Bhumibol lui donnait, pour l’essentiel et en permanence, les signes d’une adoration non feinte. Le roi était sincèrement passionné par le développement rural et multipliait les visites dans les provinces, son éternel appareil photo au tour du cou, vêtu d’une vareuse militaire.Sous son règne abondèrent de célèbres « projets royaux » dans les campagnes : pisciculture, fermes expérimentales, irrigation. Il s’employa à convaincre les paysans appartenant aux minorités des collines d’abandonner la culture de l’opium tandis que son épouse, la reine Sirikit, faisait l’article en faveur de l’artisanat « ethnique ». Le tout au nom de la grande idée de Bhumibol : l’autosuffisance. Un concept très écologique qui a consisté à promouvoir les nécessités du « développement durable » et à aider les paysans « à diversifier leur production » afin d’assurer d’abord à ces derniers le « minimum vital » dans le cadre d’un « développement économique par étapes ». Un concept qui fut cependant jugé « vague » et « sujet à interprétation » par une dépêche de l’ambassade américaine de Bangkok, révélée par WikiLeaks au début des années 2010…La disparition de Bhumibol laisse la Thaïlande orpheline et désorientée, au terme de plus d’une décennie d’instabilité et de violences politiques marquée par deux putschs (2006 et 2014) et un massacre perpétré par les militaires dans le centre de Bangkok (2010). Le prince héritier Vajiralongkorn, né en 1952, a longtemps été perçu avec réticence par une grande partie de la population. La junte au pouvoir et l’oligarchie qui tire les ficelles de la politique thaïe n’ont pas peu œuvré pour redorer le blason de ce personnage un peu fantasque qui, jusqu’à présent, préférait passer l’essentiel de son temps à Munich où il se rend régulièrement aux commandes de son propre Boeing.

Source : Le Monde

Après la mort du roi Bhumibol de Thaïlande, le prince héritier Maha Vajiralongkorn est appelé à lui succéder sur le trône 13/10/2016

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Le défunt roi Bhumibol avec son épouse la reine Sirikit et le prince héritier Maha Vajiralongkorn
Le roi Bhumibol de Thaïlande, âgé de 88 ans et couronné en 1950 sous le nom dynastique de Rama IX, est décédé aujourd'hui jeudi 13 octobre 2016, a annoncé le palais Royal."Il est mort paisiblement à l'hôpital Siriraj", a annoncé un communiqué du palais royal. Un peu plus tard, toutes les chaînes de télévision se sont interrompues, présentant un écran gris et dans l'enceinte de l'hôpital où il était soigné des centaines de gens s'écroulaient en pleurs, a constaté une journaliste de l'AFP.Le roi Bhumibol Adulyadej, âgé de 88 ans, était le doyen des monarques en exercice. Il était monté sur le trône en 1946, après la mort inexpliquée de son frère et beaucoup de Thaïlandais n'ont jamais connu d'autres souverains.Le prince héritier thaïlandais Maha Vajiralongkorn, âgé de 64 ans, va succéder à son père, en l'honneur duquel une période de deuil d'un an a été décrétée, a annoncé aujourd'hui le chef de la junte thaïlandaise. "Le gouvernement procèdera à la succession" en faveur du prince héritier, a déclaré le général Prayut Chan-O-Cha, "invitant le public à faire un deuil d'un an", durée du deuil officiel.

Source : AFP

Le Grand-Duc et la Grande-Duchesse de Luxembourg, accompagnés des grands-ducs héritiers, en visite officielle à Verdun pour l'exposition "Artisans de la Paix" 12/10/2016

Ce mercredi 12 octobre 2016, le Grand-Duc et la Grande-Duchesse de Luxembourg, accompagnés de du Grand-Duc Héritier et de la Grande-Duchesse Héritière, se sont rendus à Verdun en visite officielle de l’exposition « Artisans de la Paix » et en hommage aux volontaires de la Première Guerre Mondiale.Le souverain luxembourgeois a rallumé la flamme dans l'ossuaire de Douaumont avant de visiter l'exposition avec la Grande-Duchesse et le couple héritier. Ils ont ensuite posé avec deux groupes scolaires luxembourgeois du Lycée Aline Mayrisch et Nordstad-Lycée ainsi que des personnalités suivantes : Mgr Jean-Paul Gusching, Evêque de Verdun, Président de la Fondation de l’Ossuaire, Mme Muriel Nguyen, Préfète de la Meuse, M. Paul Duhr, Ambassadeur du Luxembourg, et Mme Duhr, M. Guy Yelda, Ambassadeur de France au Luxembourg, le député Bertrand Pancher, les sénateurs Gérard Longuet et Christian Namy, le président du Conseil régional de Grand Est Philippe Richert, la maire de Douaumont, Mme Vaudron.



La Thaïlande accrochée aux bulletins de santé du roi Bhumibol dont la santé s'est dégradée 12/10/2016

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L’état de santé de Bhumibol Adulyadej, 88 ans, s’est dégradé ces derniers jours. Ses quatre enfants se sont rendus à son chevet et le premier ministre a annulé ses déplacements.Vêtus d’un rose de bon augure, arborant son portrait, les sujets du roi de Thaïlande se sont massés, mercredi 12 octobre 2016, aux abords de l’hôpital Siriraj de Bangkok, où les nouvelles concernant la santé du souverain ne sont pas bonnes. A 88 ans, dont soixante-dix sur le trône, Rama IX est le souverain qui règne depuis le plus longtemps au monde. La plupart des Thaïlandais n’ont connu que lui à la tête du royaume, et, même si l’exercice du pouvoir revient au premier ministre et à son gouvernement, son entourage a travaillé à lui bâtir un statut quasi divin. Bhumibol Adulyadej était déjà hospitalisé presque en permanence ces dernières années, mais les communiqués du palais insistaient plutôt sur les améliorations. Ce n’est plus le cas.Déjà, dimanche 9 octobre, un communiqué faisait savoir que le roi avait été placé sous assistance respiratoire après une chute de sa tension artérielle à la suite de soins devant le préparer à une dialyse, et que son état n’était « pas stable ». Mercredi soir, le palais a fait savoir que sa pression artérielle avait chuté, que sa respiration s’était accélérée et que son foie ne fonctionnait plus correctement. Des tests sanguins montrent des signes d’infection. Il est simultanément sous assistance respiratoire et sous thérapie de remplacement rénal.Ses quatre enfants, trois filles et un fils, se sont rendus à son chevet mercredi. Le prince héritier, Maha Vajiralongkorn, 64 ans, est rentré de Munich, où il passe une bonne partie de son temps avec sa compagne. S’il est promis au trône, le prince est loin de jouir de la même popularité que son père, et ses frasques passées suscitent des questions quant à sa fiabilité, même si la famille royale est un sujet tabou.Le magazine allemand Bild avait publié en juillet des photos de lui à sa descente d’avion en Bavière, vêtu d’un accoutrement peu digne de son rang : un jean porté particulièrement bas sur les hanches et un débardeur laissant apparaître l’essentiel de son ventre et ses tatouages.«Je veux le voir de nouveau venir saluer le peuple thaï, a confié à l’agence AP Donnapha Kladbupha, une professeur d’anglais de 42 ans qui veillait mercredi devant l’hôpital. Le roi est notre cœur. Sans cœur, nous ne pouvons pas survivre. »Signe de l’incertitude actuelle, le principal indice boursier du pays a chuté de 6,5 % depuis le début de semaine.Le premier ministre, Prayuth Chan-ocha, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en mai 2014, est rentré en urgence d’une visite dans la province côtière de Chonburi et a également annulé un déplacement au Laos. Il a rencontré dans la foulée le prince héritier pour ce qu’un porte-parole a présenté comme une simple « présentation de routine de l’avancée des travaux du gouvernement ».

Source : Le Monde
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