Grands Evénements

GRANDS EVENEMENTS 2011

Sortie en salles à Paris le 23 décembre du film "The Queen and I" de Nahid Persson Sarvestani et consacré à l'Impératrice Farah d'Iran 06/12/2009

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Le film "The Queen and I" sort mercredi 23 décembre dans les salles parisiennes, rencontre étonnante et émouvante d'une réalisatrice au passé communiste mais contrainte à l'exil par la théocratie iranienne et l'ancienne reine chassée par la Révolution islamique en 1979. L'impératrice Farah, sincère et honnête, s'y révèle bouleversante devant la caméra dans une confession intime toujours pudique et digne dont elle sort encore grandie. Quand Nahid Persson Sarvestani, Iranienne vivant en exil depuis 30 ans, décide de réaliser un documentaire sur Farah Pahlavi, veuve du Shah d’Iran, elle s’attend à rencontrer son opposé. Enfant, en Iran, Nahid Persson Sarvestani vivait dans la pauvreté ; le mariage de l’Impératrice était pour elle un conte de fée.Adolescente, elle rejoint une faction communiste, participant aux manifestations qui poussent le Shah et sa famille à l’exil en 1979. Khomeiny prend alors le pouvoir. Mais alors que le pays tout entier croit à une liberté retrouvée, Khomeiny brise ses promesses et fait taire violemment tous les opposants du régime théocratique. Le frère de Nahid est assassiné, et elle doit fuir le pays pour la Suède par peur des représailles. Près de trente ans après tous ces événements, et afin de trouver les réponses aux questions qu’elle se pose depuis si longtemps, la réalisatrice contacte Farah Pahlavi. Cette dernière vit à Paris et accepte de la rencontrer. En résulte un fascinant face-à-face entre ces deux femmes aux vues politiques radicalement opposées, mais qu'une amitié naissante va rapprocher.« J'avais beaucoup de doutes sur la façon dont j'allais aborder une personne vivant dans un monde très différent du mien. Mais lorsque je l'ai rencontrée, j'ai compris qu'elle n'était pas du tout comme je l'avais imaginée. Nous avions beaucoup de choses en commun. Nous étions deux femmes ayant vécu une vie difficile en exil et nous avions toujours tenté de nous sortir de notre situation. Nous étions toutes deux prêtes à examiner et réévaluer notre passé, politiquement aussi bien qu'intellectuellement. » dit Nahid Persson Sarvestani.Alors qu’elle est sous le coup d’une assignation à résidence pour deux mois, elle termine en secret un nouveau documentaire, « Quatre épouses, un homme ». Le film, qui dresse le portrait d’une famille polygame des environs de Shiraz, est interdit en Iran et le montage doit se faire en Suède.« C'est à ce moment que je me suis demandée ce qui était arrivé à notre ancienne reine qui, comme moi, vivait en exil. » Elle finit par contacter la veuve du Shah, Farah Pahlavi. Celle-ci avait refusé d'autres demandes d'interview de diverses sources mais a dit oui à Narvid Sarvestani parce qu'elle avait vu l'un de ses films.En 2007, Nahid Persson Sarvestani se lance dans l’aventure et rencontre la veuve du Shah d’Iran, Farah Pahlavi, pour « The Queen & I ».

Ouverture à Versailles de la première grande exposition sur Louis XIV, l'homme & le roi 19/10/2009

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Pour la première fois dans son histoire, Versailles consacre une exposition au roi Louis XIV du 20 octobre 2009 au 7 février 2010. L'exposition Louis XIV, l'homme et le roi rassemble plus de 300 oeuvres exceptionnelles provenant de collections du monde entier, et jamais réunies jusqu’à aujourd’hui. Peintures, sculptures, objets d’art, mobilier seront ainsi exposés. Ces chefs-d’oeuvre, pour certains jamais présentés en France depuis l’Ancien Régime, permettront au public de mieux connaître le célèbre monarque tant par ses goûts personnels que par son image publique.La richesse de l’image de Louis XIV est sans précédent dans l’histoire : Louis XIV est le Roi Soleil, c’est-à-dire Apollon en tant que divinité solaire. Façonnée par le souverain lui-même et ses conseillers, cette image évolue sans cesse pour épouser des figures obligées : le roi de guerre menant ses troupes, le roi mécène protecteur des arts, le roi très chrétien défenseur de l’Eglise, le roi de gloire, image const ruite pour la postérité. Cette gloire visible, allant jusqu’au mythe, qui se construit de son vivant, s’est fondée sur l’excellence des artistes, tels que Le Bernin, Girardon, Rigaud, Cucci, Gole, Van der Meulen, Coysevox qui s’appliquent à sublimer le portrait royal, et que l’exposition permettra de redécouvrir.Roi protecteur des arts et roi collectionneur, il rivalisait avec les autres souverains d’Europe qui étaient de véritables connaisseurs. Bénéficiant de l’héritage de Mazarin, Louis XIV forme son goût au contact direct des artistes, et grâce aux relations personnelles qu’il établit avec eux : Le Brun et Mignard pour la peinture, Le Vau et Hardouin-Mansart pour l’architecture, Le Nôtre pour l’art des jardins, Lully pour la musique, Molière pour le théâtre. En rassemblant les oeuvres appréciées du Roi, un véritable portrait d’un amateur d’art passionné et d’un véritable homme de goût se dessine à travers joyaux, camées, médailles, miniatures, objets d’art, mais aussi tableaux et sculptures dont il aime s’entourer dans le Petit Appartement à Versailles.
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